«Je n’ai toujours pas fini d’enterrer ma fille» : l’impossible deuil d’un père brisé par l’attentat de Nice

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Par Esther Paolini

Publié le 02/09/2022 à 06:00, Mis à jour le 02/09/2022 à 13:59

Amie Vimal, 12 ans, assassinée sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016. Thierry Vimal.

ENTRETIEN – L’écrivain Thierry Vimal a perdu sa fille de 12 ans dans l’attentat de Nice. Six ans après, il fait part de son indignation au Figaro, portant peu d’espoirs sur le procès qui s’ouvre ce 5 septembre.

LE FIGARO. – Dans votre roman autobiographique Au titre des souffrances endurées (Le Cherche-Midi, 2022), inspiré de l’attentat de Nice, la mère de famille découvre que 13 organes ont été prélevés sur le corps de son mari, tué dans un attentat. Elle se bat pour les récupérer, en vain, ce qui vous pousse à écrire qu’il a été «tué une seconde fois». C’est en réalité ce qui est arrivé à votre fille…

Thierry Vimal. – Tout à fait. J’ai choisi de prendre le personnage d’un adulte car cette situation est épouvantable à imaginer pour un enfant. C’était une façon d’édulcorer la réalité pour le lecteur. Ce n’est qu’en 2018, deux ans après l’attentat, que nous avons appris que des organes avaient été prélevés sur le corps d’Amie. Je suis persuadé que l’autorité judiciaire a fait en sorte qu’on ne le sache jamais.

Six ans après, je n’ai toujours pas fini d’enterrer ma fille. Au moment de l’autopsie, le médecin légiste fait ce qu’il veut et bien souvent il a la main lourde. On nous a expliqué qu’il…

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